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Arthroplastie totale du genou

L'arthrose avancée est de loin la principale raison de procéder à une arthroplastie totale du genou. Les personnes opérées ont tendance à être âgées de 55 à 75 ans. Diverses formes d'arthrite inflammatoire, et plus particulièrement la polyarthrite rhumatoïde, peuvent aussi endommager gravement le cartilage et les os du genou, à cause de l'inflammation chronique qui en résulte. Les patients opérés pour cette raison sont généralement beaucoup plus jeunes, soit dans la trentaine ou la quarantaine.

Symptômes

Le terme médical « arthrite » signifie « articulation enflammée». L'arthrite est définie par cinq symptômes types : chaleur, rougeur, enflure, raideur et douleur durant plus de six semaines. La forme d'arthrite la plus courante est de loin l'ostéoarthrose, une affection dégénérative entraînant une lente érosion du cartilage.

En revanche, l'arthrite inflammatoire affecte la membrane synoviale qui enveloppe l'articulation du genou, aggravant tous ces symptômes.

Causes

Le cartilage est un tissu unique en son genre, car il ne comprend aucune circulation sanguine ni aucune terminaison nerveuse. Cette caractéristique est toutefois logique si l'on considère que la principale fonction du cartilage est d'absorber les chocs et de favoriser le glissement sans frictions ni douleurs de deux surfaces. Mais sa nature fait également que le cartilage se renouvelle très lentement et que les nombreuses microblessures résultant des activités quotidiennes guérissent tout aussi lentement. L'ostéoarthrose semble réduire encore davantage le taux de renouvellement du cartilage et, au fil du temps, la guérison survient plus lentement que les blessures. Ainsi, les principales cellules du cartilage, les chondrocytes, meurent et ne sont plus remplacées. Éventuellement, le cartilage s'assèche et commence à s'effriter le long des faiblesses et des fractures qui marquent sa surface. Au stade final, le cartilage des condyles et du tibia devient tellement usé que les deux surfaces osseuses frottent l'une contre l'autre.

Souvent, lors de l'usure de la surface du cartilage, les débris se déplacent et pénètrent le liquide synovial, membrane molle qui enveloppe l'articulation et est nourrie par les vaisseaux sanguins et les cellules nerveuses. L'intensification de la douleur causée par l'ostéoarthrose est souvent conséquente à l'irritation, à l'inflammation et au gonflement du liquide synovial, qui sont ensuite aggravés par les activités quotidiennes.

Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, l'inflammation du liquide synovial est chronique en raison d'une hyperactivité du système immunitaire. Éventuellement, la membrane synoviale se transforme en une nouvelle forme de tissus morts, appelée « pannus synovial », et relâche des enzymes et acides corrosifs qui s'attaquent au cartilage et aux os.

Diagnostic

Votre médecin évaluera tous les mouvements que peut faire votre genou pour savoir à quel point l'articulation est endommagée. D'ailleurs, à un stade avancé ou final, l'arthrite du genou (ostéoarthrose ou polyarthrite rhumatoïde) est habituellement plutôt évidente sur les radiographies. Au besoin, des appareils de balayage à la fine pointe de la technologie, comme les tomodensitomètres et les appareils d'imagerie par résonance magnétique (IRM), peuvent également fournir des images haute résolution de tissus mous, comme les muscles, les tendons, les ligaments et le cartilage.

Traitement

Lorsque l'ostéoarthrose du genou est à un stade précoce, le traitement est conservateur et axé sur la gestion de la douleur - médicaments, attelle, massage, acuponcture, compresses chaudes ou froides et distractions -, de même que sur des exercices de renforcement et d'étirement. Lorsque la douleur est constante, même au repos, ou que l'arthrite rend la personne pratiquement immobile, la chirurgie devient la meilleure option.

Avant de signer le formulaire de consentement relativement à une arthroplastie totale du genou, vous devez vous assurer d'avoir des attentes réalistes quant aux résultats de l'intervention. Tout d'abord, l'arthroplastie totale du genou exige un séjour à l'hôpital pouvant aller jusqu'à cinq jours, puis une période de rétablissement (pendant laquelle vous marcherez à l'aide d'une marchette ou d'une canne) durant généralement de un à trois mois. La plupart des gens bénéficient d'une réduction significative de la douleur et peuvent reprendre leurs activités quotidiennes. Et, même s'il y aura des restrictions quant à ce que vous pourrez faire avec votre nouveau genou, elles ne sont pas aussi importantes que vous pourriez le croire.

L'arthroplastie totale du genou commence par une incision, habituellement d'environ 20 cm, sur le devant du genou, suivie d'une inspection de l'articulation. Ensuite, on a recours à de l'équipement spécialisé pour retirer suffisamment d'os à l'extrémité du fémur (cuisse) et du tibia (jambe), de même que sous la rotule (patella), pour permettre d'installer le genou artificiel. On place par la suite des éléments prototypes de la prothèse, sans ciment orthopédique, pour s'assurer qu'ils sont bien ajustés et alignés aux os. C'est à ce moment que l'orthopédiste vérifie la fonction du genou, notamment sa flexion (s'il plie), son extension (s'il déplie) et l'équilibre des ligaments, des éléments qui sont tous très importants pour l'obtention de bons résultats et le soulagement de la douleur.

Les éléments de la prothèse sont ensuite fixés à l'aide de ciment orthopédique en polyméthacrylate de méthyle (PMM), puis on referme l'incision avec des points de suture et des agrafes.

Habituellement, l'arthroplastie totale du genou est effectuée sous anesthésie générale en 90 minutes environ, mais chaque opération est différente et il arrive que l'intervention soit plus longue. Par la suite, les patients sont emmenés en salle de réveil, où ils sont sous observation pendant quelques heures. Lorsque les effets de l'anesthésie se sont estompés, ils retournent dans leur chambre à l'hôpital.

Les complications les plus courantes sont la thrombose veineuse profonde, qui peut résulter de l'immobilité complète associée à l'anesthésie. En général, des caillots se forment dans l'une des trois grosses veines qui assurent la circulation du sang dans la jambe. Parmi les symptômes, on trouve des douleurs dans les muscles du mollet de la jambe touchée, des rougeurs et, parfois, de l'enflure. Le danger de la thrombose veineuse profonde est que le caillot peut se détacher et circuler dans le corps. Il peut donc se retrouver dans les artères principales des poumons, ce qui peut s'avérer mortel. Pour contrer le problème, on demande aux personnes opérées de régulièrement pointer les pieds vers eux, puis vers l'avant, afin de favoriser la circulation sanguine. Les patients peuvent aussi recevoir des bas de contention spéciaux afin d'améliorer leur circulation, ainsi que des anticoagulants pour prévenir la formation d'un caillot ou dissoudre un caillot existant.

Réadaptation

À peu près tous les orthopédistes spécialisés dans les problèmes de genou s'accordent pour dire que la physiothérapie est tout aussi importante que la chirurgie comme telle pour atteindre des résultats optimaux. En effet, le genou artificiel ne fonctionne pas très bien sans réadaptation. Après une arthroplastie totale du genou, l'articulation se raidit et les muscles s'affaiblissent. Le but de la réadaptation est de recouvrer la mobilité de son articulation et la force de ses muscles de sorte que le genou puisse fonctionner normalement pendant les activités quotidiennes.

Selon la personne, on prescrit de quatre à six semaines de physiothérapie intensive (soit de deux à trois séances par semaine), habituellement suivies de six semaines supplémentaires, mais cette fois au rythme d'une à deux séances par semaine. Les premiers exercices sont isométriques (on contracte les muscles plutôt que de leur faire faire des mouvements) afin de renforcer les principaux groupes musculaires, comme les quadriceps, les ischio-jambiers et les muscles fessiers. Les exercices d'amplitude sont tout aussi importants, qu'ils consistent à plier et déplier la jambe à l'aide de ses muscles ou passivement, en utilisant une serviette ou une ceinture pour faciliter les mouvements. On fait bien sûr des étirements, pour lutter contre la raideur de l'articulation.

Après l'opération, il est normal que votre genou soit raide et douloureux, ou encore qu'il soit un peu enflé. Ce qu'il faut, c'est gérer la douleur avant de la ressentir. Si vous attendez d'avoir mal avant de prendre vos médicaments, la douleur sera beaucoup plus difficile à gérer. Voici quelques trucs simples pour vous aider à gérer la douleur :

  • Prenez vos médicaments aux heures prévues
  • Planifiez la prise de vos médicaments pour qu'ils fassent effet au moment où vous faites vos exercices
  • Reposez-vous régulièrement la jambe
  • Appliquez des blocs réfrigérants
  • Soulevez la jambe pour réduire l'enflure

Pendant les premières semaines après l'opération, il faut absolument éviter de passer ses journées sur le sofa. Il est en effet préférable de continuer de bouger, autant que vous le pouvez, et de faire vos exercices deux fois par jour. Que vous marchiez ou que vous fassiez vos exercices assis, l'important est de bouger régulièrement. La douleur devrait être votre guide.

La plupart des gens parviennent à reprendre leurs activités quotidiennes et récréatives. Il y a tout de même des restrictions et, puisqu'un genou artificiel ne se renouvelle pas, il faut y penser à deux fois avant d'entreprendre une activité. En milieu de travail, par exemple, il n'est pas question de soulever des poids lourds, de creuser une tranchée ou d'effectuer toute autre tâche du genre. Les travaux légers (conduire, marcher, rester debout) sont acceptables et le travail de bureau, recommandé.

Voici quelques suggestions d'activités récréatives et sportives pleines de bon sens. Pour garder la forme et bien faire travailler votre genou, vous pouvez :

  • nager
  • faire de l'aquaforme
  • faire du ski de fond ou utiliser un exerciseur elliptique
  • faire du vélo ou du vélo stationnaire
  • jouer au golf
  • danser

Voici quelques autres activités que l'on peut effectuer, mais avec modération :

  • randonnée dans des sentiers nivelés
  • tennis en double
  • ski alpin

Mais il faut surtout éviter les activités suivantes :

  • jogging et course
  • exercices avec impact
  • sports nécessitant des torsions et rotations (tennis, basketball et racquetball intensifs)
  • sports de contact
Les données de suivi à long terme révèlent que, en respectant leurs limites, la plupart des gens ayant une prothèse au genou vivent bien. Une étude à grande échelle des prothèses installées dans les années 70 indique que plus de 90 % d'entre elles sont toujours en place et fonctionnent encore.

De nouveaux genoux donne un aperçu de l'arthroplastie totale du genou

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